Remember January : Chapitre 1

Le premier chapitre de mon roman est enfin prêt, je décide donc de le partager avec vous. N’hésitez pas à me faire vos retours. Notez que l’histoire n’est pas figée dans le marbre, elle pourra être modifiée en fonction de l’avancée de l’écriture.

Chapitre 1 :

Past Lives

S’il fallait ne savoir qu’une chose avant de rencontrer January, c’était qu’elle avait un don pour attirer les gens de son entourage dans des situations inattendues. C’est exactement ce à quoi pensait actuellement sa sœur Juna, alors qu’elle se trouvait sur un bateau, au beau milieu de l’océan pacifique.

Pour mieux comprendre la situation dans laquelle se trouvait aujourd’hui Juna et l’implication de sa sœur dans toute cette histoire, il fallait remonter quelques mois auparavant. January étudiait en dernière année d’archéologie à Yale et était, peu après son entrée à l’université, devenu très « proche » d’un assistant professeur qui devint, non seulement son petit ami, mais aussi son partenaire privilégié de recherche. Eero était d’origine norvégienne et n’était âgé que de trois ans de plus que January. Il avait posé ses valises aux Etats-Unis après avoir bénéficié d’un programme d’échange entre universités.

C’était sous l’impulsion du directeur des études archéologiques de l’université et dans le secret des dieux, que January s’était inscrite avec Eero, mais sans le consentement de ce dernier, à un programme international et pluridisciplinaire appelé Initiative. Il réunissait tous les quatre ans, les plus grands espoirs de la recherche dans une véritable chasse au trésor scientifique grandeur nature. L’objectif derrière ce programme était de favoriser l’entraide et la transversalité entre les disciplines afin de permettre à chaque étudiant de pouvoir avancer dans son domaine de recherche et pourquoi pas, faire de nouvelles découvertes. Lorsqu’il fût mis devant le fait accompli, car la candidature a bien entendu été retenue, Eero (qui était connu de Juna pour être la personne la plus impassible qu’elle ait jamais rencontré) passa par diverses phases, de l’étonnement à la colère pour finir par se réjouir et attendre cette expédition avec fébrilité lorsqu’il prit conscience de « l’importance du projet ». Le couple était donc parti pour plus d’un mois, effectuer une expédition de recherche sur une île, certainement hostile et coupée de toute civilisation (selon les craintes de Juna).

Ironie du sort, si Juna se retrouvait aujourd’hui dans cette embarcation tanguant au rythme des vagues, ce n’était pas pour participer à une émission télévisée d’aventure, mais bien pour se rendre à son tour sur cette mystérieuse île où se trouvait sa sœur. Selon ce qu’on avait bien voulu expliquer à Juna, son aventurière de sœur n’aurait pas résisté au climat tropical de sa nouvelle terre d’adoption et aurait contracté une sorte de fièvre suffisamment inquiétante pour l’obliger à quitter le programme. L’assureur de l’expédition exigeant que quelqu’un l’accompagne lors de son rapatriement et personne de l’équipe ne souhaitant quitter « une si grande opportunité », Juna avait eu l’heureuse surprise d’être réquisitionnée pour exécuter cette tâche. Elle avait pourtant bien essayé de passer son tour, en suggérant qu’Eero et January rentrent ensemble, mais cette dernière avait insisté, avec conviction, pour que sa sœur fasse le déplacement :

  • Ecoute Juna, avait-elle dit entre deux quintes de toux, il faut absolument qu’une personne reste sur place pour poursuivre nos recherches. Eero ne peut vraiment pas se permettre de partir.

Comme la plupart des petites sœurs soumises à la pression et l’influence de leur ainée, Juna fini par céder. Le fait de travailler en tant que bibliothécaire au sein même de Yale, ne l’avait, en même temps, pas vraiment aidé à tenir sa première décision et les nombreuses visites de l’impressionnant John McHowe, responsable juridique de l’université, n’y étaient étrangère non plus.

Cela sautait aux yeux de tous, January et Juna n’avaient pas grand-chose en commun, à l’exception de leurs longs cheveux bruns et de leur regard vert émeraude. Après réflexion un élément les rapprochait peut-être, il s’agissait de leur passion pour les livres et l’écriture mais elles en avaient une approche diamétralement opposée. Pour Juna, les livres faisaient partie de la mémoire universelle, il fallait les préserver. Elle s’intéressait particulièrement à l’étude des civilisations et de leurs modes de vie. Pour January, au contraire, la lecture de livres et l’écriture d’articles scientifiques étaient plutôt une bonne excuse pour pouvoir traverser le monde à la recherche d’un artefact perdu (et que personne ne réclamait) ou pour l’étude d’un squelette d’animal préhistorique découvert lors de la construction d’un parc d’attraction.

Si January s’apparentait à une Lara Croft dotée du culot d’une Jessica Fletcher, comment pouvait être décrite Juna ? Elle, la fille qui passait la moitié de son temps dans une bibliothèque et l’autre à lire seule chez elle… et aussi regarder des séries télévisées c’est vrai. Elle ne vivait pas en ermite non plus, détrompez-vous, elle avait à son actif plusieurs amis… ou plus précisément plusieurs collègues. Elle rencontrait aussi d’autres personnes car elle organisait de temps en temps des formations littéraires à de petits groupes d’étudiants. Du coup, s’il fallait la comparer à quelqu’un de célèbre, il faut avouer que rien ne venait à l’esprit facilement, cette fille était sommes toute, ordinaire. Etait-ce un mal après tout ? Sa vie lui convenait parfaitement et elle ne demandait à personne de venir bousculer ses habitudes, surtout pas à sa sœur !

La boule au ventre qui la suivait depuis le jour où sa sœur lui avait passé ce coup de fil s’accentuait à mesure que le bateau se rapprochait de l’île. Cette dernière accaparait désormais une grande partie de l’horizon. Qui pouvait dire quels dangers réservait cet endroit ? Juna avait cru comprendre que des animaux sauvages y vivaient sans doute en toute liberté et espérait ne pas rester suffisamment longtemps là-bas pour avoir le temps d’en croiser un.

  • On va accoster dans quelques minutes, lui annonça avec un grand sourire, Éric, le conducteur du bateau, comme si cela était une bonne nouvelle et que Juna avait montré des signes d’impatience durant tout le trajet à l’idée d’arriver.

Si elle avait eu un miroir pour vérifier, Juna en était certaine, son visage exprimait tout sauf de l’impatience. Elle pensa que le jeune homme ne devait pas être un très bon physionomiste.

Plus que qu’une centaine de mètres les séparaient désormais de la plage et on pouvait y apercevoir beaucoup d’agitation. Une quinzaine de personnes semblait attendre de pouvoir monter à bord d’une embarcation qui devait faire trois fois la taille de celle dans laquelle Juna se trouvait.

Une fois le bateau accosté, Juna se saisit de sa valise et remercia son capitaine d’un jour pour le transport, qui dès l’instant où les pieds de la jeune femme se posèrent sur le ponton, fit directement marche arrière en lui faisant un signe de la main pour lui dire aurevoir.

  • T’es payé à la course ou quoi mec, maugréât-elle à voix basse.

Plantée toute seule au bout du ponton, Juna trouva la motivation de traverser la foule afin de pouvoir rejoindre la terre ferme. Les gens semblaient plutôt paniqués. Juna du se décaler pour laisser passer un homme soutenant une vieille dame qui peinait visiblement à marcher. Elle entendit alors une partie de leur conversation qui ne la rassura pas vraiment.

« … l’annonce indiquait recherche cuisinière professionnelle pour travail dans un cadre atypique. Ils ont une notion bien particulière du mot atypique ici ! ».

Trop occupée à vouloir écouter la suite de la conversation, Juna ne fit pas attention à où elle laissait rouler sa valise. Bientôt, une roue se retrouva coincée entre deux planches de bois du plancher. Elle tira de toutes ses forces pour tenter de la libérer, mais rien n’y fit et tout le monde autour d’elle semblait plus occupé à vouloir monter à bord de ce maudit bateau plutôt que de venir lui prêter main forte.

Une personne semblait toutefois échapper à la semi-hystérie ambiante. Il était adossé contre la rambarde en bois et semblait assister avec amusement à la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il ne faisait assurément pas partie du groupe qui s’affolait autour du bateau. Il devait avoir un peu plus de la vingtaine, un bon mètre quatre-vingt-dix et était étrangement habillé comme certains amérindiens. Il portait un haut et un pantalon brun clair en daim arborant des petites franges. Le tout semblait avoir été conçu artisanalement. Ses cheveux noirs étaient coupés court façon iroquoise. Juna qui s’intéressait particulièrement à l’histoire de la civilisation américaine, se demanda bien pourquoi il était habillé de la sorte.

Le jeune homme finit par poser son regard sur elle mais ne réagit pas pour autant à la vue d’une jeune fille en détresse. Juna décida donc de l’interpeller :

  • Tu vas me regarder galérer toute seule encore longtemps ou tu comptes me donner un coup de main ?

Surpris, le jeune homme s’assura que c’est à lui que Juna s’adressait en pointant son index sur sa poitrine, geste auquel elle répondit par un hochement de tête insistant. Il s’approcha alors d’un pas nonchalant vers elle est fini par l’aider en tirant si fort sur la valise que la roue cassa et resta coincée entre les planches.

  • Merci pour le coup de main, si c’était pour t’y prendre comme ça tu aurais pu t’abstenir.
  • Désolé, dit-il sûrement sans le penser, tu n’as plus beaucoup à marcher, le bateau est juste à deux pas.
  • Je n’embarque pas hélas, soupira-t-elle, je viens à peine d’être déposée.

A ces mots, le visage du jeune homme se figea un instant et son attitude changea du tout au tout. Il apparut embarrassé et proposa de porter la valise, ce que Juna ne refusa pas, au contraire.

Pendant qu’ils quittaient le ponton pour atteindre la plage, Juna en profita pour lui demander la raison de toute cette agitation. Il lui annonça, avec la même émotion que s’il dictait une liste de course, qu’un tremblement de terre avait secoué l’île tôt ce matin et qu’une bonne partie des résidents non permanents de l’île avaient décidé la quitter sans attendre. Juna se demanda si la foule dont elle entendait encore les complaintes derrière elle faisait partie de l’expédition de sa sœur.

  • Le tremblement de terre a-t-il fait des victimes ? s’inquiéta-t-elle.
  • De ce que j’ai pu voir, à part quelques blessés légers ça et là, rien de très grave. Le bateau qui rapatrie les gens que tu as croisé en venant appartient à un groupe de chercheurs qui sont venus ici pour étudier l’île. Ils ont mis la pagaille et préfèrent partir au lieu d’assumer. Si je croise l’un de ces sismologues japonais, je ne sais pas ce qui me retient de…

Il s’arrêta avant de dire des choses qu’il allait regretter d’avoir prononcé devant une inconnue.

A l’écoute de ces paroles, Juna ne put cacher son inquiétude croissante et raconta la raison de sa venue sur l’île avant de demander plus de précisions. Le jeune homme sembla déçu à l’écoute du récit de Juna, ce dernier aurait préféré qu’elle n’ait pas de lien avec le groupe de chercheurs avec qui il avait eu quelques déconvenues durant les semaines qui venaient de s’écouler. Il lui expliqua que ce matin, une équipe de sismologues était censé descendre étudier une faille présente au nord de l’île et qu’ils avaient dû, selon son hypothèse, provoquer le tremblement de terre au cours de leur expédition.

Arrivés devant la route en terre battue qui prenait naissance là où la plage se terminait, Juna s’arrêta. C’était ici qu’Eero lui avait annoncé qu’il viendrait la chercher. Elle jeta un coup d’œil à sa montre qui indiquait quinze heure trente, elle avait une demi-heure de retard, mais il n’était toujours pas arrivé. Les événements de la matinée avaient dû perturber les plans de tout le monde. Voyant que Juna semblait embarrassée, le jeune homme lui proposa de l’accompagner à pied au « campement », qui n’était selon lui qu’à une trentaine de minutes de la plage. Juna fût soulagée et accepta derechef.

  • Je m’appelle Lenno au fait, se présenta-t-il finalement alors qu’ils commençaient à longer le côté de la route.
  • Moi c’est Juna, répondit-elle. Je crois que j’ai eu de la chance en tombant sur toi à la plage.

Juna aurait pu apercevoir le sourire satisfait de Lenno, si tel un chef de meute, il ne marchait pas à un mètre devant elle. Elle, qui ne s’était pas encore vraiment attardé sur l’étrange accoutrement de son guide, en avait désormais l’occasion vu qu’il était droit dans son champ de vision.

  • Pourquoi tu es habillé comme un amérindien ? se risqua t’elle sans vraiment prendre de gants.
  • Je suis amérindien ! dit-il fièrement en se retournant l’espace d’un instant.

Lenno lui expliqua alors avec un sens aiguisé de la dramatisation et du détail, qu’il était issu d’une communauté d’amérindiens qui avaient résisté à l’impérialisme des colonisateurs européens en partant en exile sur cette île, au péril de leur vie. C’est pourquoi les « siens » avaient pu conserver leur mode de vie ancestral, tout en tirant profit de ce que la culture occidentale avait pu leur apporté au fil des décennies.

Juna était subjuguée par ce que Lenno venait de lui annoncer, elle qui se passionnait depuis des années pour l’étude des civilisations. Elle se refreina toutefois de montrer son enthousiasme pour ne pas faire encore plus gonfler les chevilles de l’autochtone qui lui servait de guide. Elle ne put toutefois pas s’empêcher d’étaler sa culture en lui posant une question :

  • Tu dois être descendant des Tlingits ou des Nootkas peut être, je me trompe ? demanda-t-elle, innocente.
  • Tlingits ! répondit-il au tac au tac en se retournant une seconde fois. Comment tu sais ça ?
  • Je touche en un peu en histoire, répondit-elle, feignant de ne pas avoir remarqué la surprise inscrite sur le visage de son compagnon de route. Mais dit moi, ajouta-elle, tu ne ressembles pas totalement physiquement à un amérindien, tu as différentes origines ?

En effet, Juna avait remarqué que Lenno avait la carrure puissante, la mâchoire carrée ainsi que la peau cuivrée des amérindiens, associés aux traits fins, plus européens, de son visage. Ce métissage lui conférait une apparence exotique appuyée par la couleur gris foncée de ses yeux. Cette remarque sembla agacer le jeune homme qui lui confirma la chose à demi-mot avant de détourner son attention en lui expliquant l’espèce de chacun des arbres qu’ils croisaient. La forêt qui bordait de part et d’autre le chemin était peuplé de dizaines de sortes d’arbres très différents. Juna se demanda s’ils avaient réellement tous poussés ici de façon naturelle quand elle vit un bananier et un immense pin l’un à côté de l’autre. Après quelques minutes de marche supplémentaire, Lenno s’arrêta et désigna de la tête un petit sentier qui s’ouvrait entre les arbres.

  • Le campement se trouve au bout de ce chemin, je ne t’accompagne pas, je ne suis pas très apprécié de la plupart des gens qui s’y trouvent, s’amusa t’il.
  • J’ai hâte de découvrir pourquoi, répondit-elle intriguée
  • Tu le sauras bien assez vite, dit leurs qui t’a menée jusqu’ici

Juna remercia « le sang mêlé » pour son aide et lui annonça que si elle avait disposé de plus de temps sur l’île elle aurait visité avec plaisir le village dans lequel il habitait pour en savoir plus sur son mode de vie. Lenno, d’abord refroidi par le surnom qu’elle venait de lui attribuer, sembla visiblement honoré et surpris par les mots de Juna car il resta pantois quelques secondes avant de lui souhaiter une bonne journée et de finalement poursuivre son chemin.

Juna sorti alors des écouteurs de son sac et les brancha sur son téléphone, elle n’était pas très rassurée à l’idée de faire le reste du chemin toute seule, même si c’était le milieu de l’après-midi et qu’il ne lui restait approximativement qu’un kilomètre à marcher. Elle s’imaginait déjà tomber nez à nez avec un orang-outan géant et regrettait de ne pas avoir demandé à Lenno si la rumeur des animaux en liberté était fondée. C’était donc accompagnée du titre Past Lives de BØRNS qu’elle porta sa valise cassée et s’engagea d’un pas hésitant au cœur de la forêt. Désormais, les bananiers et autres pins avaient laissé place à des centaines d’arbres fins et feuillus dont l’écorce zébrée ressemblait à celles des bouleaux. Au bout de cinq minutes de marche, on pouvait apercevoir un halo lumineux au bout du chemin. Juna fût rassurée, la forêt allait bientôt laisser place à la clairière dans laquelle devait être installé le campement.

Lorsqu’elle l’eût atteint, Juna songea que le terme de campement était peut-être un peu réducteur pour décrire le centre de recherche. Il s’agissait en réalité d’une immense construction en bois dont les différentes zones avaient dû être assemblées, à l’instar des salles de classes préfabriquées qu’elle avait fréquenté pendant deux ans alors que son collège avait été en rénovation à la suite d’un incendie.

Le complexe était constitué d’une zone circulaire centrale, surmontée d’un dôme en verre. A partie d’elle, s’étendaient cinq extensions rectangulaires. L’ensemble ressemblait à un soleil dont chaque extension en était un rayon. Juna remarqua que les toits étaient végétalisés. Le mélange de bois et de verdure se mariait parfaitement avec l’environnement forestier local, malgré sa taille imposante. Juna commença à remettre en question l’idée qu’elle s’était faite de ce programme de recherche : pas de tentes, pas de feu de camp, ce n’était selon toute vraisemblance pas une réunion d’étudiants amateurs venus faire une retraite d’un mois dans les bois pour remuer de la terre et étudier les oiseaux.

Tandis qu’elle se dirigeait vers ce qui semblait être l’entrée, les portes en verre de celle-ci s’abaissèrent comme dans un film de science-fiction. Eero apparu quelques secondes plus tard. Il semblait fidèle à lui-même, impassible et était accompagné de deux autres personnes que Juna ne connaissait pas. A mesure qu’il s’approchait, Juna remarqua que ses yeux étaient toutefois rougis.

  • Bonjour Juna, dit-il sur son habituel ton monocorde lorsqu’il fût arrivé au niveau de la jeune femme. Es-tu au courant de ce qu’il s’est passé ?
  • Oui, on m’a raconté pour le tremblement de terre, vous m’avez réservé un beau comité d’accueil, je n’en demandais pas tant ! répondit ironiquement Juna.
  • Je n’ai pas eu le temps de venir te chercher, tout s’est enchainé très vite ici avec le tremblement de terre.
  • Tu aurais au moins pu me prévenir par message, le bouscula-elle, c’est des choses qui se font chez les gens sociabilisés. Heureusement que je suis un minimum débrouillarde et que quelqu’un m’a indiqué le chemin.

Juna continua quelques instants à se plaindre, sachant pertinemment qu’Eero, ne relèverai aucune de ses remarques.  Elle lui raconta qu’un amérindien avait proposé de l’accompagner et qu’elle était contente de ne pas rester plus d’un jour sur l’île. C’est alors qu’Eero repris la parole.

  • Je crois qu’il va falloir repousser ton départ. January est partie, elle est introuvable depuis le tremblement de terre.

La gorge de Juna se noua, elle ne savait pas encore comment, mais January avait une nouvelle fois réussi à remettre en cause tous les plans que les gens avaient pu effectuer autour d’elle.

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